L’horloge

« L’homme ordinaire fut jeune et insouciant
À l’abri des affres des années qui passent
Invulnérable porté par le vent
De cette jeunesse qui croyait il hélas
Allait se poursuivre éternellement
Comme si le temps s’arrêtait se prélasse

Fort de l’enthousiasme de ces vingt ans
Il était certain de mener sa marque
Différemment de celle de ces parents
“Moi vous verrez je vais laissez ma marque”
Qu’il leur disait un peu arrogants
Alors qui l’avait tous la vie devant

Mais les aiguilles tous au fond de l’horloge
Batte la mesure et jamais ne déroge
Elle nous rattrape laissant dans leur sillage
Les rêves que l’on a pas réalisé
Qui s’essouffle à la façon d’un mirage
C’est dans le pas, la réalité »

- Les Cowboys Fringants.